Les types de raisonnement

Modifié par Lucieniobey

Pour énoncer une thèse, le locuteur peut adopter différents types de raisonnement.

1. Le syllogisme

Il repose sur l'application d'une règle générale à un cas particulier.

Exemple : « Le vol est puni de trois ans d'emprisonnement, monsieur X. s'est rendu coupable de vol, monsieur X. encourt donc trois ans d'emprisonnement. »

Remarque : Le sophisme est un raisonnement qui a les apparences de la vérité, mais qui, en réalité, est inexact.

Exemple : « L'épidémie de grippe profite économiquement aux laboratoires pharmaceutiques. Ce sont donc eux qui l'ont orchestrée. »


2. L’analogie

L'argument s'appuie sur une situation identique à celle que le discours évoque pour mieux renforcer son argumentation.

Exemples :

a. « La vie, c’est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »

b. « Un bon discours, c'est comme un slalom : un portillon de départ, des portes qui définissent le tracé et une ligne d'arrivée. »


3. L’induction

Le raisonnement par induction déduit une règle générale d'une situation particulière.

Exemple : « Les pays qui appliquent la peine de mort connaissent une criminalité importante. C'est donc que la peine de mort n'a pas d'effet dissuasif. »


4. La déduction

La déduction part d'une hypothèse ou d'une idée générale pour en déduire des propositions particulières.

Exemple : « Dis-moi, pourquoi les Européens [...] ont-ils tant d'avantages sur nous, pauvres esclaves ? Ils sont cependant faits comme nous ; nous sommes des hommes comme eux. Pourquoi donc une si grande différence de leur espèce à la nôtre ? » (Zamore et Mirza, ou l'Heureux naufrage, Olympe de Gouges).


5. L’argument de causalité

C'est le fait de soutenir une cause en faisant la promotion de ses conséquences.

Exemple : « Il faut augmenter les salaires car cela entraînera une hausse de la consommation et donc un redémarrage de la croissance. »


6. L’argument a fortiori

Il s'agit de déduire une vérité d'une autre vérité déjà admise avec encore plus de force.

Exemple : « On ne peut pas prévoir le temps qu'il fera dans un mois, a fortiori celui qu'il fera dans six mois. »


7. Le raisonnement par l'absurde

On démontre l'inexactitude d'un raisonnement par l'absurdité de ses conséquences.

Exemples :

a. Dans À vif de Kery James, le constat des inégalités sociales par Yann, pousse Soulaymaan à inventer un nouvel impôt, l’IVDBF (« Mesdames et messieurs les jurés, L’IVDBF c’est l’Indemnisation de Victimisation et de Dépendance totale des Banlieues Françaises ») qui devient une drogue rendant irresponsable.

b. « On ne peut pas dire qu'il faut obéir en permanence à son employeur, sinon les salariés devraient détourner des fonds si leur employeur le leur demandait. »


8. L’argument du précédent

Il repose sur les leçons du passé.

Exemple : « Il faut renforcer la construction européenne car les rivalités entre États européens ont déjà occasionné plusieurs guerres. »


9. La concession

Le raisonnement concessif admet certains arguments de la thèse adverse pour mieux les réfuter
ensuite et affirmer sa propre thèse.

Exemple : « Non l’État n’est pas seul responsable de la situation actuelle des banlieues françaises, mais c’est lui qui en est à l’origine » (dans À vif, de Kery James).


10. La réfutation

La réfutation est la réponse anticipée aux objections éventuelles à la thèse avancée (« On pourrait me répondre que... / Vous pourriez me dire que... »).


11. Le raisonnement dialectique

Le raisonnement dialectique pèse les arguments favorables et défavorables à une thèse, avant de conclure.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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